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Test de la nouvelle fixation de randonnée Marker Alpinist

Par Pïerre*, le 16.01.18

Marker et la fixation de randonnée


Marker fondée il y a 66 ans est un des leader mondiaux de la fixation de ski alpin. La marque s'est lancée il y a longtemps déjà dans la fixation de rando avec la M-Tour il y a 35 ans. Il a fallu ensuite attendre la fin des années 2000 pour que Marker revienne sur la marché de la randonnée avec sa fameuse Duke et toutes ses déclinaisons, Baron, F10 Tour, ... Du bon matériel mais lourd et plutôt axé rando-freeride que pure rando. En 2014 Marker arrive dans le segment des fixations à insert avec la King Pin (Pin=insert en anglais) mais toujours avec une orientation rando-Freeride, très populaire dans les pays nordiques et aux USA mais boudée dans les pays latins par les purs randonneurs à cause de son poids. Dans ce segment la King Pin est en concurrence avec les G3 Ion et autres Dynafit Beast.

Pour la saison 2018-2019, Marker se lance enfin dans la fixation pure randonnée avec l'Alpinist,
jeu de mot avec le PIN pour rappeler que c'est bien une fix à inserts. L'objectif est de percer dans les pays latins où le poids est primordial et de concurrencer les leaders actuels, Dynafit, Salomon, Plum et autres ATK.


Donnés techniques de l'Alpinist


2 version 4-9 DIN (300 EUR), 6-12 DIN (320 EUR), ressort de recul et 15 mm de réglage de longueur de la talonnière, polymère anti-glace sous la butée, 3 positions de montée dont une à plat (0, 5 et 9°), écart 38 mm entre les vis donc compatibles avec des skis larges, compatibles avec la majorité des couteaux Dynafit et similaires, stoppers 90-105-115.
490 g sans stoppers.
Options: stoppers 60 EUR et 180 g la paire, leash 19 EUR.

Le réglage de la dureté en rotation s'effectue avec une vis, celui de la dureté du déchaussage sur l'avant se fait en changeant le ressort en U (10 EUR la paire si on veut changer). Il semblerait qu'il y ait 3 duretés actuellement.


Usage


Fixation de randonnée "allround" sur le segment des Dynafit TLT Radical, nouvelles Dynafit TLT Speed, Salomon MTN/Atomic Backland. Par rapport à ses concurrentes, elle est clairement la moins chère et la plus légère malgré l'intégration d'un ressort dans la talonnière qui permet d'éviter d'avoir un espace avec la chaussure, espace toujours délicat à régler et source d'incertitudes...
Elle est facilement modifiable, on peut commencer sans stoppers et les intégrer par la suite si on le désire.


Test


Conditions du test


2 jours, neige principalement poudreuse mais avec un peu de ski sur piste et neige dure (pluie en basse altitude les jours précédents), un peu de ski en forêt avec petits sauts, virages courts, un peu de pente raide (40-45°).

Montée


Pour la montée, le chaussage est facile avec des petits guides en polymère qui permettent de mettre la chaussure en butée. Un pad élastique en polymère sous les mâchoires est censé permettre d'évacuer la glace, en conditions réelles, ça semble assez intéressant.

On peut soit garder la talonnière en position descente et simplement mettre la cale/capot sur les tiges du ressort en U, on a alors un angle de 5°, parfait avec les chaussures à grand débattement. On peut aussi tourner la talonnière de 180°, on a alors une position à plat ou un angle de 9° avec la cale. La cale se manœuvre facilement avec le bâton.

Le blocage de la position montée de la butée est classique et le levier facile à manœuvrer avec plusieurs positions plus ou moins dures.

La mise en place des couteaux est aisée, même sans déchausser, la rainure pour insérer le couteau est en effet inclinée vers l'arrière et non pas verticale comme chez les concurrents, donc plus facile et nécessitant moins de contorsions.

Descente


Passage en descente facile si on a gardé la talonnière en position et nécessitant juste un demi-tour dans le cas contraire. Chaussage très facile, on peut le faire soit d'abord par l'avant ou en mettant d'abord l'arrière de la chaussure au contact de la talonnière (comme il n'y a pas de jeu). La fermeture des mâchoires est ferme, on sait tout de suite si c'est bien enclenché. En situation un peu inconfortable (pente raide par exemple), elle chausse bien, même avec ski en peu en dévers.

Si on utilise le stopper, il semble bien efficace et son passage de la position montée bloqué en position descente débloqué, simple. Une barrette métallique à pousser ou tirer. On y arrive même avec la chaussure en bourrinant un peu, mais à voir à l'usage si ça ne fragilise pas le mécanisme.

En ski, la fix semble bien rigide, l'écart de 38 mm des vis de fixation au ski (plus important que chez les concurrents) lui permet d'être utilisée sur des skis larges (jusqu'à 100 mm sans problème). La talonnière au contact de la chaussure semble réellement un plus, meilleures sensations, meilleur contrôle du ski dirait-on. En gros elle se fait oublier à la descente, c'est tout ce qu'on demande...


Impressions globales

Pas d'énorme révolution technique, mais un produit abouti avec pas mal de petits plus bien pensés, qui semble costaud et agréable à utiliser. A 320 EUR (+ stopper à 60 EUR ou leash à 19 EUR) et à 490 g, dans ce segment des fixs de rando à tout faire, elle domine la concurrence je pense. A titre personnel, à l'heure actuelle, c'est cette fix que je choisirais.

La fiche matos, c'est par ici


Butée .


Talonnière avec stopper


Talonnière sans stopper.


Fixs montées sur Völkl VTA 98


Mise en place du couteau.

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