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Mont-Blanc à la journée, le récit

Par Jeroen, le 03.09.14

L'aller retour au sommet du Mont-Blanc depuis le bas et dans la journée, c'est à dire en totale autonomie, sans remontée mécanique ni refuge, je l'avais en tête depuis bien longtemps. J'avais plusieurs fois envisagé de le faire en ski depuis Chamonix par la classique des grands mulets, sans avoir eu le bon créneau à ce jour.

Quand mon frère m'a proposé une ascension éclair par la voie normale, j'ai un peu hésité. J'avais toujours dit que je ne ferai jamais le Mont-Blanc en été, de surcroit par le Gouter : trop de monde, refuges bondés et surtout trop cassant à la descente quand on a déjà connu le sommet à ski. Finalement le challenge a été trop fort et les conditions étant excellentes il fallait en profiter. Grosse interrogation sur ma forme quand même, je ne suis pas au top après quelques mois à faire du gras :oops: mais ça devrait quand même le faire à un rythme acceptable.

Plan de bataille


J'ai déjà fait 3 fois le Mont-Blanc mais jamais ni par la voie normale ni en été : toujours en hiver, 2 fois par les 3 monts en 2 jours (dodo aux cosmiques) et une fois par Miage et Bionnassay en 4 jours (dodo aux Conscrits à Durier et à Vallot :ill:). Je connais les efforts un peu longs et je me connais bien à cette altitude cependant de nombreuses interrogations restent en suspens : d’où allons nous partir exactement ? Chamonix ? Les Houches ? St Gervais ? Quel timing doit on envisager ? Quel matériel ? Le dénivelé important et le manque d'acclimatation à la haute altitude peuvent vraiment nous sécher, il ne faudra pas être trop ambitieux.

Après quelques recherches je trouve de nombreux récits qui vont bien nous aider à ficeler le projet. On partira au dessus du village de Bionnassay (parking du Crozat à 1400m d'altitude). Il y aura un peu plus de 3400 mètres de dénivelé, on table raisonnablement sur 7 heures de montée. On a prévu 1h30 pour rejoindre le nid d'aigle (1000 mètres de dénivelé entre 1400 et 2400 mètres), 1h30 pour rejoindre le refuge de Tête Rousse (800 mètres de dénivelé entre 2400m et 3200m), encore 1h30 pour rejoindre le Refuge du Gouter (600 mètres de dénivelé entre 3200m et 3800 mètres, avec le passage du couloir), et enfin 2h30 pour rejoindre le sommet du Mont-Blanc (1000 mètres de dénivelé entre 3800 et 4800m donc). Avec un départ à 2 heures du matin, arrivée prévue à 9 heures.

Il ne reste plus qu'à attendre le bon créneau météo.

C'est pour demain !


Mardi 5 Aout 2014. La météo annonce une très belle journée le lendemain, la meilleure de la semaine, avec pas ou peu de vent et juste quelques nuages élevés dans l'après midi. François le gouide nous donne quelques infos sur les conditions : elles sont excellentes, l'itinéraire est entièrement en neige avec un ou deux passages un peu glacés au sommet du couloir du Gouter. Feu donc, ce sera pour demain. On ne sera que deux, les autres personnes n'ont pas pu se libérer :(

17:00. On s’attèle à la préparation des sacs. Il faut optimiser leur poids sans pour autant sacrifier notre sécurité. Grosse interrogation sur les chaussures. Après une longue hésitation je décide de ne pas prendre mes grosses chaussures d'alpinisme mais plutôt des petites chaussures de rando, genre baskets améliorées. Moins étanches, moins isolantes mais beaucoup plus souple et surtout beaucoup plus légères. On privilégie la rapidité, quitte à prendre un but.

Coté sac à dos, partant du principe qu'un sac est toujours plein et donc que son poids est directement proportionnel à sa taille, je décide de ne pas prendre trop grand. 22 litres devraient faire l'affaire et effectivement après un peu d'optimisation tout le matos nécessaire y rentre :cool: même s'il est bien bien plein : Une paire de crampons acier à lanières (seule possibilité sur des pompes de rando théoriquement "non cramponnables"), un casque, un piolet acier court, un baudrier léger avec un peu de quincaillerie (broche à glace, quelques sangles et mousquetons, ropeman, ...), 30 mètres de corde, pantalon, veste et doudoune légère, guêtres, 2 paires de gants, bandeau, frontale, bâtons, couverture de survie, 1.5 litres d'eau, un peu de bouffe et le téléphone avec les cartes IGN de l'objectif dument téléchargées, de nuit on en aura besoin. Certes on part faire le Mont-Blanc en mode light, mais sans faire l'impasse sur un minimum de matos de sécurité.

19:00. Ce soir on ne va pas faire long feu : la nuit sera courte et la journée de demain bien chargée. Plat de pâtes évidemment, j'en garde un peu pour le petit déjeuner demain matin. 20 heures au dodo, je ne parviendrais pas à m'endormir avant 22 heures...

Le grand jour


23:30 le réveil sonne. La nuit a été tellement courte que le réveil n'en est pas trop pénible. Avaler le reste du plat de pâte en guise de petit déjeuner nettement plus :ill:

A 00:00 on est dans la voiture et après 2 heures de route sans encombres on arrive au parking au Crozat. Le temps de se préparer on décolle à 2:15 du mat, 15 minutes de retard sur le timing qu'on s'était fixé. Je pars en short et en tee shirt à manches longues. La nuit est belle, il ne fait pas froid.

Bionnassay (Le Crozat) -> Le Nid d'Aigle


Le ciel est constellé d'étoiles mais il n'y a pas de lune alors les frontales sont les bienvenues. On part d'un bon rythme et au col de Voza on est déjà bien chauds. Surtout ne pas partir trop vite, la route est encore longue et on aura laaaargement le temps de se faire mal.

Entre le col de Voza et le Nid d'Aigle on suit grosso modo la ligne du TMB. C'est bien efficace. Malgré un petit fourvoyage qui nous fera perdre 10 minutes et quelques mètres de dénivelé on arrive au nid d'Aigle à 3:35. On a rattrapé notre timing et on ne va plus le lâcher.

Nid d'Aigle -> Refuge de Tête Rousse


Après le Nid d'Aigle le sentier ne se révèle pas très facile à suivre en pleine nuit, surtout avec nos frontales pas très puissantes. David impose un bon rythme et les quelques moments d'hésitation qu'il a me permettent régulièrement de lui recoller au train. Sous la cabane forestière des Rognes on perd un moment la trace, un coup de GPS nous remet sur le bon chemin. 1000 mètres au dessus de nos têtes on peut voir le ballet des frontales qui s'agite dans le couloir du Gouter. De nuit ça parait bien bien raide :lost:

Dans le dernier raidillon pour rejoindre le glacier de Tête Rousse je commence à tirer la langue. David impose toujours un bon rythme et je suis un peu limite derrière. A 5:10 on prend pied sur le glacier. Les premiers alpinistes qui ont dormi au refuge sont déjà sorti au Gouter depuis longtemps et les retardataires sont encore à mi-pente. Il fait déjà bien plus frais mais encore bien sombre, seul l'horizon commence à s'éclairer un peu.

Refuge de Tête Rousse -> Refuge du Gouter


On s'équipe rapidement : Pantalon, veste, baudrier, casque. On ne met pas les crampons, le grip est excellent on rejoint sans problème le pied du couloir du Gouter malgré la pente de neige un peu plus forte. On se fourvoie 5 minutes dans le début de la face puis finalement on trouve le passage qui permet de traverser le terriiiiible couloir de la mort. La trace est excellente, 12 secondes après on est de l'autre coté.

Commence alors la partie la plus raide de l'itinéraire. On grimpe souvent dans les câbles ou en mettant les mains mais ce n'est jamais difficile, et puis il fait déjà bien jour maintenant. A mi-pente la glace fait son apparition mais les câbles sont aussi plus nombreux. On reste bien concentrés tout en étant toujours assez efficaces. Cette partie est plutôt agréable. 100 mètres sous le sommet on rattrape puis on double les retardataires qui ont dormi à Tête Rousse. A 6:40 on est au refuge du Gouter.

Refuge du Gouter -> Mont-Blanc


On rejoint la crête au dessus du refuge pour profiter des premiers rayons du soleil et on fait une pause de quelques minutes pour mettre un peu de crème, manger et boire un brin. Les conditions sont parfaites. Super temps, super conditions de neige (ferme et bon grip), pas de vent.

Au redécollage les jambes vont bien -normal c'est plat- mais très vite on attaque la montée au dôme du Gouter et ça va tirer. Déjà 2400 mètres de dénivelé au compteur. On double pas mal de cordées. David est devant, il impose toujours un bon gros rythme. Il a même le feu aux fesses et décide au bout d'un moment de me prendre à l'élastique, visiblement je me traine un peu trop pour lui 8O

Dans ces conditions le dôme est bien vite là, petite descente puis courte remontée jusqu'à Vallot où l'on rattrape le gouide avec deux clients. Cool, on peut faire 2 minutes de pause pour discuter un brin. Il est 7:50 et il ne reste que 450 mètres avant le sommet.

On met les crampons pour la première fois. David part devant et monte comme une balle même si le rythme a quand même bien faibli, altitude oblige. Sur l'arête il y a déjà plus de vent. La doudoune aurait été agréable mais j'ai préféré la garder dans le sac pour éviter de trop suer avant le sommet. Première bosse, on double pas mal, deuxième bosse, l'éloge de la lenteur, puis ça s'incline doucement.

Sommet


Il est 9:00, on a touché le ciel. On aura mis 6h45 pour 3400m de dénivelé. Bien bien contents :lol:. L'arrivée au sommet est chaque fois un moment d’émotion. Je met la doudoune, on fait quelques photos puis on redescend vite vite car il fait bien frisquet, en tout cas avec notre matos un peu light. Les chaussures ont bien tenu malgré une sensation de froid sous les pieds (isolation thermique plutôt moyenne), rien à signaler d'autre.

Un Anglais en perdition


Dans la descente des bosses on s'arrête 15 minutes pour filer un coup de main à un guide dont un client Anglais en hypotherie est allongé sur le sol, en plein vent (impossible de se protéger à cet endroit), il refuse de remettre ses gants malgré l'insistance du guide et il remue dans tous les sens en hurlant :ill:. J'ajoute ma couverture de survie à toutes celles qui le recouvrent déjà et avec David on lui prend chacun une main pour la mettre dans notre tee shirt pendant que le guide lui frictionne le corps. "You save my fingers rhaaa you save my life" qu'il répétait en boucle. Au bout d'un moment il allait visiblement un peu mieux, on a donné le relais sans attendre l'hélico qui a du arriver 10 minutes plus tard.

Une longue longue descente


Au refuge Vallot, comme à la montée, plus du tout de vent. Petite pause, on enlève les crampons puis on file à vive allure vers le dôme du Gouter. Courte remontée qui fait bien bien mal. S'ensuit une belle descente jusqu'au refuge du Gouter. Sans crampons ça permet de glisser un peu. Une partie de descente efficace sans se fatiguer, c'est toujours bon à prendre.

Ce qui suit va être bien plus pénible. Le couloir du Gouter n'a pas encore vu le soleil et il est encore bien gelé. Timing parfait donc, mieux vaut être là avant que ça ne dégèle si on tient à sa vie. A la descente c'est plus compliqué à gérer qu'à la montée, mais comme la partie en neige et glace est courte on décide de ne pas mettre les crampons. Du coup on est assez lent et surtout bien concentrés.

Passé les premiers 200 mètres ça va bien mieux mais il y a des gens partout en dessous qui montent ou descendent. Il faut faire bien attention de ne pas lâcher de pierres. On double beaucoup. La traversée du couloir de la mort dans l'autre sens est de nouveau une formalité, puis très rapidement on quitte le glacier. On va pouvoir remettre short et teeshirt ! On aura finalement mis autant de temps pour descendre cette partie que pour la monter...

De ce point on a fait 1600 mètres de dénivelé négatif (dont 1000 mètres faciles en neige et 600 mètres pénibles dans le couloir), il en reste encore 1800. Les premiers 800 mètres jusqu'au nid d'Aigle sont rapidement avalés, au pas de course en compagnie de deux traileurs.

Pour les derniers 1000 mètres on décide de boucler par les échelles du glacier de Bionnassay. C'est un peu plus long mais ça changera de ce matin. On descend en alternant marche rapide et petite course, mais plus ça descend plus c'est dur. Bientôt les jambes ne répondent plus et c'est vraiment à l'agonie :ill: que j'en termine avec cette belle journée sur le toit de l'Europe. Il est 15 heures. On aura mis 5:30 pour descendre, soit 30' de plus que les pros mettent pour faire l'aller/retour depuis Chamonix ! :oops:

Epilogue


Une grosse journée pour sûr -c'était prévisible- mais au final pas si pire. Seuls les 500 derniers mètres de descente ont vraiment été pénibles et les jambes ont été douloureuses pendant quelques jours après. L'option train à la descente était envisageable mais aurait quelque peu terni le tableau global.

David a imposé un bon rythme à la montée ce qui a permis de rester dans les temps qu'on s'était fixé. Il faut dire qu'il avait resto le soir, à mon avis il a du s'endormir dans l'assiette...

Ce Mont-Blanc à la journée sera donc un beau souvenir. Je repartirais volontiers même. Content de l'avoir fait avec le frérot pour qui c'était le premier. On a profité d'un super créneau et on a vraiment optimisé les sacs sans avoir poussé le vice trop loin. La rapidité est un gage de sécurité certes, mais il ne faut pas oublier la base : tant que tout va bien il n'y a pas de problème. C'est dans le cas contraire que les choses se compliquent.


Le sommet pour nous tous seuls ! renversant !


bientôt la fin, personne en vue !


sur l’arrête terminale


le classique selfie/tronche de cake au sommet, beaux comme des camions, défoncés ;-)


depuis Vallot, vue sur l'aiguille


tjs depuis Vallot, aperçu de la suite. Compter 1h si vous êtes en forme, 2h30 si vous êtes cuit ;-)

Commentaires

» David Zijp, le 04.09.14
une bien belle journée, c'est sur ! Un peu tardive avec le resto du soir mais très bonne quand même !
:-)

» vincent, le 05.09.14
Salut,

Merci pour le récit, ça donne vraiment envie.
Reste plus qu'à m'entrainer.

» Scalpa, le 06.09.14
Bravo,

Super récit qui donne envie.
Tu as fait tout le parcours avec 1,5l d'eau ?

» Jeroen, le 06.09.14
1.5 litres ont suffit oui, je ne suis pas du genre gros buveur. de mémoire il m'en restait même en bas.

» Scalpa, le 06.09.14
Merci Jeroen.

» Phil'Ô, le 10.09.14
Les grands malades !

Ne vous soignez surtout pas !

» François, le 15.09.14
A priori tu n'as pas eu besoin de ta corde de la patrouille. Belle sortie qui donne quelques idées. Pas plus facile depuis Les Houches du moins pour la descente?

» Jeroen, le 16.09.14
Pas sorti la corde non. Pourquoi, pour la patrouille y'en a besoin ? :P
Départ de Bionnassay c'est quand même plus logique en venant de Grenoble : c'est moins loin et on gagne au moins 200m de dénivelé. Pour le reste on rejoint le TMB de la même façon, et après il faut suivre l'autoroute !

» p1p1, le 16.09.14
Hola !
Bien joué les frangins... je suis admiratif. ça me donne bien envie ;-)
Je l'avais fait à la journée mais avec l'aide de la benne allant à l'aiguille du midi le matin !

» berny, le 19.09.14
Superbe !!!
ps: Qui va fabriquer des baskets pour la neige, voir des trails cramponables ?

» miniping, le 21.09.14
@berny: Salomon va le faire avec la x alp :)

» moms, le 30.09.14
Bien vu les frangins, avec Romu nous avions tenté le même plan il y a maintenant une petite ou"grosse dizaine d'année puis la météo nous avait pas permis d'aller plus loin que le dôme...
Jamais retenté depuis mais puisque cela fait envie au p1p1!!!
Bravo en tout cas...

» joelb, le 07.10.14
3éme lectures, je reste tjrs aussi admiratif !
Merci, Jeroen pour le partage et la qualité dépouillée de l'écriture.
@BERNY j'ai des TNF Verto Plasma, qui doivent-être cramponables.

» David Z, le 20.10.14
Suggestion : virer les semelles d'origine et opter pour des semelles thermiques avec une fine couche d'aluminium type couverture de survie. J'ai trouvé ce genre de semelle pour 5 euros à Décathlon.
Guêtre : après discussion avec un pote, les sur-chaussures pour velo sont au top. Ne pas hésiter à les prendre en grande taille pour les adapter au mieux aux basket. J'ai opté pour un modèle à 29 euros en 45/47 pour mes pompes en 41/42 et c'est au top. On fixe les crampons de tarlouzes par dessus !
Évidence bonne à rappeller : une tenue light n'est pas adaptée pour faire le mont blanc, il faut bien avoir ça dans le crâne. Ceci implique à mon sens d'avoir de la marge physiquement et techniquement. En effet, si on est trop juste dans tous les domaines (matos, condition physique, expérience en montagne, niveau technique .....) c'est carrément dangereux. Et enfin, ne pas oublier qu'avoir du matos de fillette impose un abandon du projet plus vite qu'avec du matos adapté en cas de difficulté (météo, passage pas en condition, etc .....)

» miniping, le 27.10.14
Ca veut dire que toi David tu avais des baskets? Quoi comme type? Des trucs types grosses trails ou du minimaliste?

» David Zijp, le 29.10.14
Oui basket de base : asics trabucco
Pour les crampons : crampons forestier de la marque Climbing Techonologie trouvé au vieux camp. Pense à avoir avec toi tes grolles lors de l'achat des crampons pour ne pas te planter de taille. Attention, je le répète, ça reste du matos de fillette inadapté pour faire le mont blanc ! Ça veut dire qu'il faut garder en tête que les chances de butter sont grandes ! C'est le jeu !

» miniping, le 04.11.14
J'avais seulement fait ce combo au Coolidge (baskets+crampons chinois forestiers). C'est clair que faut savoir que c'est pas bombproof!
En fait au MB le problème peut tomber sur l'arète du gouter si c'est trop gelé avec les crampons caca. Puis après la température mais c'est plus gérable ça.

» Jerome Gingreau, le 24.11.14
Joli recit, et belle course aussi - habitant cote italien j'ai toujours dans les cartons de faire la meme chose en passant par les aiguilles grises, avec un depot matos au refuge le week-end d'avant toutefois vu que l'itineraire est un poil plus technique (l'arete Bionnassay-Gouter en basket doit etre un peu sport!) - je vous tiens au jus ;)

» jeanf, le 18.12.14
Bravo! David pour cette première (et l'élastique) et Jeroen pour les crocs! Belle aventure "entre frangins"... La classe!

» MartinB, le 19.01.15
pas de place pour l'appareil photo ?! ;-)
Bravo en tous les cas pour cette belle aventure sportive et humaine entre frères

» David Z, le 12.07.15
Bis repetita avec l'appareil cette fois ! Grandiose !

» Laurent LEEMANS (piolet15), le 23.11.15
J'ai fait avec mon pote Jeremy, cette ascension le 26 Septembre dernier. Un rêve aussi pour nous deux, qui est finalement bien passé, en marchant toute la nuit. On a pris bien notre temps à chaque refuge rencontré. Un peu moins de mérite que vous toutefois, car nous sommes redescendus en parapente( bon, fallait quand même les porter ;-) En ce qui me concerne, je n'ai bu que 0.5l/1.5l emporté ! Décollage possible depuis l'arête non loin du Refuge du Gouter, et seulement deux ongles perdus aux 2 gros orteils, heureusement que la descente ne fut pas à pieds ...
Une belle aventure que je referais volontiers .
Galerie photo http://http://www.piolet15.com/nouveautes.htm

» manuzen, le 28.12.15
beau récit et belle perf ! J'envisage de tenter en 2016. Puis en savoir un peu plus sur votre niveau ? car le faire en 13h cela me semble vraiment très fort. ( même si kilian met 5h ). On tablait plutôt vers 16H. Merci d'avance ! Manu .

» Jeroen, le 29.12.15
Salut,
Niveau ? Difficile de te dire, ça dépend de tellement de facteurs, avant tout des conditions et de comment vous allez supporter l'altitude. Je l'ai refait depuis, conditions légèrement différentes, moins bonne forme certainement, ça a été beaucoup beaucoup plus dur, même si ça ne s'est pas trop vu sur les horaires. Un autre copain, en grande forme pourtant, s'est arrêté séché à Vallot.

Bref, il faut avant tout vous connaître, sur des courses longues et sur l'altitude.

Une info quand même si tu veux, cette année là j'avais fait dans le milieu de tableau à la Pierra Menta en Mars, mais presque plus rien entre mars et ce mois d'Août.

16 heures ça veut dire en gros 9 heures à la montée et 7 heures à la descente. Si vous arrivez a planifier ça c'est que vous vous conbaissez un peu sur des courses longues et en altitude.
16n ça rentre dans le journée donc pourquoi pas. Attention seulement de ne pas tarder trop dans la descente de l'éperon du Goûter, ça parpine bien dans l'après midi.

Tout dépendra des conditions que vous aurez, l'idéal étant de se libérer quand elles sont idéales. Grand beau temps établi, bon regel, pas de vent.attention aussi question matos : ni trop, ni trop peu !

Bonne course

» David Z, le 15.08.16
Hi hi hi,
once more avec le père Ronan,
Après la petite reco TDS et les 120km pour 7200 de D+ avalés les 3j précédents, on se dit qu'on terminerait bien le périple par un petit MtBc. Bingo ce samedi 13 aout, on rallie le sommet en 5h30, un peu fatigués des 3j précédents, mais ça passe :-)
Cool!

» xlr8, le 30.08.17
Magnifique, çà fait envie, j'aimerai trouver un guide qui puisse faire ce parcours, je préfère me lever tôt que de passer une nuit en refuge ou je sais que je dormirai pas. 3400 D+ c'est beaucoup, je fais beaucoup de rando dans l'année, dont une partie dans les alpes, mon plus gros deniv est presque 2000 D+ sur une course alpine de 23 km, mon altitude record est 3747 m (Grande Sassière 1500 D+).
Il faudra que je repousse mes limites pour faire ce topo mais il me fait rêver!

» xlr8, le 30.08.17
Si j'ai bien compris les points délicats sont le couloir du gouter ou faut pas trainer a cause des rochers, et ensuite la montée au gouter. C'est comment avec les cables? J'ai une expérience de petite escalade (pinte percée). Sinon du gouter au sommet, le parcours dans la neige présente il des dangers de crevasses?

» Jeroen, le 30.08.17
Bonjour,
d'après ton expérience je te conseille de te faire encadrer d'un guide, ou qq'un qui connaisse la course. Le mont blanc c'est de la haute montagne, rien à voir avec la pointe percée ou même la grande Sassière qui peut s'atteindre à pied sec. 3400 mètres de dénivelé, mais surtout 1100 au dessus de 3700, ça change tout. Oui au dessus du Gouter c'est crevasse, seracs, et pentes possibles en glace à négocier...

1/ Etre en forme
2/ Y aller par bonnes conditions (pas en cette fin d'été, les conditions sont trop sèches
3/ Se connaitre sur ce type de course (3000D+ à haute altitude)
4/ Avoir un minimum de matos technique, et savoir s'en servir
5/ Avoir de la marge dans tous les domaines : physique, technique, et matériel.

Cdlt

» xlr8, le 31.08.17
Oui évidement, il faut un guide, je n'irai pas seul. ;-)
Effectivement la Sassière je l'ai faite sans neige mais pas sec! Le sentier dans l'arete finale était vraiment bizarre, des schistes boueux, humide...
Pour la pointe percée, l'an passé il y avait un énorme nevé au dessus du pierrier avant l'escalade, j'ai chaussé les crampons, et je l'ai remonté comme rien, en plus avec la hauteur du nevé, le premier pas d'escalade était plus facile à gravir. Cette année, pas de neige, mais le pierrier était instable, et le premier pas d'escalade patiné, assez chaud. Parfois la présence de neige c'est mieux que du rocher ou pierrier instable! Une chose que je ne comprend pas c'est comment Kilian Jornet a pu faire le Mont Blanc en chaussure de trail, s'il y a des crevasses?

» Edgar, le 02.09.18
Salut à tous,
Je tombe sur ce forum par hasard...
@xlr8, j’ai fait un périple similaire l’été dernier avec un guide compagnie de Chamonix.
Départ des Houches à 22h, sommet à 9h, redescente à 17h aux Houches.
C’est pas donné (1800 euros pour 1 ou 2 personnes), mais ça permet de maximiser les chances de réussites avec le maximum de sécurité ;-)
PS : j’avais fait 15 jours d’acclimatation à Tignes juste avant, 15000m de dénivelé au desssus de 2000, ça m’a bien servi !
Edgar

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